La semaine a livré un chiffre et un rappel. Le chiffre vient de l'État, lundi : quatre TPE-PME françaises sur dix utilisent désormais l'intelligence artificielle, et une sur trois n'a rien investi dans le numérique l'an dernier. Le rappel vient d'un rançongiciel chez Fiducial, qui tient les dossiers comptables de centaines de milliers de petites entreprises : le risque n'entre plus seulement par votre informatique, il entre par celle de vos prestataires. Pour le reste, les grands modèles ont encore baissé de prix, Bruxelles rouvre le dossier du droit d'auteur, et Google a fixé la date de péremption de ses Gems.
Le résumé en 30 secondes
- Baromètre France Num publié le 28 septembre : 40 % des TPE-PME utilisent l'IA, contre 26 % l'an dernier. Mais 19 % seulement paient pour un outil, et 33 % n'ont rien investi dans le numérique en 2025.
- Un rançongiciel revendique 65 gigaoctets de dossiers chez Fiducial et menace de les publier le 7 octobre à midi. Si Fiducial tient votre comptabilité, le sujet vous concerne.
- 39 % des petites entreprises françaises ont subi un incident de sécurité en douze mois. 39 % seulement ont activé l'authentification à deux facteurs. Le rapprochement de ces deux chiffres est le sujet de l'année.
- La semaine des agents autonomes : OpenAI et Meta en ont lancé, et vous ne pouvez pas les utiliser depuis la France. Un banc d'essai publié vendredi explique pourquoi ce n'est pas pressant.
- Google remplace les Gems par des « skills ». Déploiement à partir du 5 octobre, et les Gems ne seront plus utilisables au plus tôt le 1er mars 2027.
ACTU 01
Quatre petites entreprises sur dix utilisent l'IA, et une sur trois n'investit plus rien
Le 28 septembre 2026, la Direction générale des entreprises a publié le baromètre France Num 2026. C'est l'enquête de référence sur le numérique dans les petites entreprises françaises : 9 655 entreprises de 0 à 249 salariés interrogées du 23 mars au 18 avril 2026, dont 2 869 PME et 6 786 TPE, par le Crédoc et le Centre Relations Clients.
Le chiffre de couverture est spectaculaire. 40 % des TPE et PME déclarent utiliser l'intelligence artificielle, contre 26 % un an plus tôt : quatorze points en douze mois. Chez les PME seules, on monte à 53 %, soit dix-neuf points de hausse. L'usage dominant est la génération de texte, de voix ou d'images, à 34 % — douze points de plus qu'en 2025. Et 68 % des utilisateurs déclarent un impact positif, taux qui atteint 85 % chez ceux qui utilisent un outil payant.
Deuxième chiffre, moins commenté : 19 % seulement paient pour une solution d'IA, part qui monte à 32 % chez les PME. Autrement dit, la grande majorité de cette adoption se fait sur des versions gratuites.
Troisième chiffre, et c'est celui qui dérange : 33 % des entreprises n'ont rien investi dans le numérique en 2025, soit huit points de plus qu'un an avant. Celles qui dépensent plus de 1 000 euros reculent à 37 %, cinq points de moins. Et la proportion de dirigeants estimant que le numérique apporte un bénéfice réel tombe à 71 %, sept points de moins qu'en 2025.
Enfin, le volet sécurité. 39 % des entreprises ont subi au moins un incident de sécurité informatique sur les douze derniers mois, et 53 % craignent un vol de données. Côté protection, 84 % ont déployé au moins une mesure, et l'authentification multifacteur atteint 39 %, en hausse de sept points.
Un dernier élément, pour les priorités déclarées pour 2026-2027 : la réforme de la facturation électronique arrive première, citée par 39 % des entreprises, onze points de plus qu'avant. La mise en place de l'IA arrive dernière, à 18 %, en léger recul.
Parce que ces chiffres décrivent vos concurrents, vos clients et vos fournisseurs, et qu'ils racontent une histoire moins simple que « l'IA progresse ».
L'adoption monte vite, mais elle monte gratuitement. Dix-neuf pour cent de payeurs pour quarante pour cent d'utilisateurs, cela veut dire qu'une majorité d'entreprises utilise aujourd'hui l'IA sans contrat, sans paramétrage, sans encadrement de ce qui sort du bureau. C'est exactement la configuration dans laquelle un devis client, un contrat ou un fichier de prospects part dans un outil grand public sans que personne ait lu les conditions d'utilisation. Le problème n'est pas la gratuité en soi — c'est l'absence de décision.
Le deuxième enseignement est un paradoxe apparent. L'usage de l'IA explose pendant que l'investissement numérique recule et que la confiance baisse de sept points. Ce n'est pas contradictoire : on adopte ce qui ne coûte rien et qui marche tout seul, on renonce à ce qui demande un projet, un budget et du temps. Pour une entreprise qui réfléchit à se différencier, c'est une indication utile : le terrain de jeu n'est plus « avoir accès à l'IA », tout le monde l'a. C'est de savoir en faire quelque chose de structuré.
Le rapprochement des deux 39 % mérite qu'on s'y arrête, et il faut le lire correctement : l'enquête ne dit pas que les entreprises touchées sont celles qui n'ont pas la double authentification. Elle dit que, dans le même échantillon, le taux d'incidents et le taux d'équipement de la mesure de protection la plus efficace et la moins chère sont au même niveau. Une entreprise sur trois reste sans ce verrou. L'authentification à deux facteurs n'empêche pas tout, mais elle neutralise la quasi-totalité des attaques par mot de passe volé, qui sont le mode d'entrée le plus banal.
Enfin, la dernière place de l'IA dans les priorités déclarées est un rappel salutaire pour ceux qui, comme nous, en parlent chaque semaine. Pour un dirigeant de TPE, l'IA n'est pas le sujet de 2026 : la facturation électronique l'est, et de loin. Ce sont deux chantiers qui finiront par se croiser, mais l'ordre des urgences est celui-là, pas l'inverse.
- Si vous faites une seule chose cette semaine : activez l'authentification à deux facteurs sur la messagerie, la banque, l'hébergement du site et les outils de comptabilité. C'est gratuit, cela prend une demi-heure, et seules 39 % des entreprises l'ont fait.
- Posez la question de l'usage réel : qui, dans votre entreprise, utilise déjà un outil d'IA, avec quel compte, et pour quels documents ? Vous serez probablement surpris. Vous faites partie des 40 % sans forcément le savoir.
- Si des données clients passent dans un outil gratuit, c'est le moment de basculer sur une version professionnelle. L'écart de prix est faible, l'écart d'engagement contractuel sur l'usage de vos données ne l'est pas.
- Ne laissez pas l'IA passer devant la facturation électronique dans votre plan de l'année. Vos pairs ont raison : l'échéance réglementaire d'abord, le reste ensuite.
- Attention sur les aides : le Diag Data IA du plan « Osez l'IA » est réservé aux entreprises de 10 à 2 000 salariés, avec au moins un million d'euros de chiffre d'affaires, plus d'un an d'existence et un siège en France. Coût 10 000 euros hors taxes, pris en charge à 40 %, soit 6 000 euros hors taxes à votre charge. En dessous de dix salariés, vous n'y avez pas droit.
Sources : Communiqué de la Direction générale des entreprises, 28 septembre 2026 · economie.gouv.fr, 28 septembre 2026 · Baromètre France Num 2026 · Bpifrance, Diag Data IA
ACTU 02
Un rançongiciel chez Fiducial : le risque qui entre par l'expert-comptable
Le 26 septembre 2026, un groupe de rançongiciel se présentant sous le nom de LAMASHTU a revendiqué le vol de données chez Fiducial. L'information est devenue publique en France le 30 septembre. Les attaquants annoncent la publication des données pour le 7 octobre 2026 à midi.
Fiducial n'est pas un nom anonyme pour une petite entreprise française. Le groupe se présente comme un prestataire de services pluridisciplinaires aux petites entreprises — expertise comptable, audit, conseil juridique, informatique, sécurité, équipement de bureau — avec 334 000 clients et 860 agences selon ses propres chiffres.
Ce que revendiquent les attaquants : environ 65 gigaoctets de données, soit près de 80 000 fichiers, couvrant les années 2022 à 2026, et comprenant selon eux des dossiers judiciaires, financiers et patrimoniaux, des pièces d'identité et des relevés d'identité bancaire.
Et maintenant les réserves, qui comptent autant que le reste. Tous ces chiffres sont ceux des attaquants. Au 4 octobre 2026, nous n'avons trouvé aucune communication officielle de Fiducial confirmant l'incident ou son étendue, et aucun élément n'indique que les données aient été effectivement publiées. Nous signalons au passage un piège : une alerte largement reprise est titrée « 65 Go publiés sur le dark web », alors que son propre texte précise que l'étendue reste à confirmer. Le titre dit une chose, l'article en dit une autre, et c'est l'article qui a raison.
Troisième incident du même genre en quelques semaines, et c'est ce qui en fait un sujet. Fin septembre, Carrefour a alerté ses clients après une fuite survenue non pas chez lui mais chez un prestataire de suivi de livraison — l'alerte elle-même date de début septembre, Carrefour ne nomme pas le prestataire et ne communique pas le nombre de personnes concernées, en précisant qu'aucune donnée bancaire ni mot de passe n'est en cause. Et le 3 octobre, un acteur se présentant sous le pseudonyme « ChimeraZ » a revendiqué des données issues d'une cyberattaque chez ATEXO, prestataire de la Région Hauts-de-France, portant selon lui sur 708 068 personnes — là encore un chiffre d'attaquant, la Région n'ayant confirmé que l'exposition de noms, prénoms et adresses électroniques.
Parce que vous pouvez faire tout ce qu'il faut chez vous et perdre quand même vos données. Un expert-comptable détient vos bilans, vos contrats de travail, vos relevés bancaires et souvent les pièces d'identité de vos salariés. Un prestataire de suivi de livraison détient le fichier de vos clients. Un éditeur de plateforme de subventions détient vos dossiers de demande d'aide. Aucun de ces fichiers n'est sur votre ordinateur, et tous parlent de vous.
Ce n'est pas un reproche à vous adresser, et ce n'en est pas un à adresser à Fiducial tant que les faits ne sont pas établis. C'est une question d'exposition : la surface d'attaque d'une entreprise de dix personnes ne s'arrête plus à ses propres machines. Elle inclut une dizaine de prestataires dont elle ne choisit ni l'infrastructure ni le niveau de sécurité.
Le danger immédiat, en cas de fuite confirmée, n'est pas le chantage — il ne vous visera pas personnellement. C'est la crédibilité que des documents authentiques donnent à un escroc. Un message qui cite votre numéro de dossier, le nom de votre interlocuteur, le montant exact de votre dernier acompte et le libellé de votre compte bancaire ne ressemble pas à une arnaque. C'est précisément ce qu'on appelle une fraude au fournisseur ou une fraude au président, et l'IA rend aujourd'hui triviale la rédaction d'un tel message dans un français impeccable.
Il y a enfin un point de droit utile à connaître. Si vos données personnelles, ou celles de vos salariés, sont concernées par une violation de données chez un sous-traitant, le responsable du traitement doit vous en informer dès lors que le risque est élevé. Vous êtes en droit de poser la question, par écrit, et d'attendre une réponse écrite. Un prestataire sérieux la donnera.
- Si Fiducial est votre prestataire : écrivez aujourd'hui à votre interlocuteur habituel. Une phrase suffit — « notre dossier est-il concerné par l'incident revendiqué le 26 septembre, et quelles catégories de documents sont en cause ? » Demandez une réponse écrite.
- Prévenez par écrit, dès cette semaine, les personnes qui traitent le courrier, les factures et les virements chez vous. Consigne : aucun changement de coordonnées bancaires, aucun virement inhabituel sans un appel au numéro déjà en base — jamais celui qui figure dans le message.
- Attendez-vous à des messages très bien renseignés dans les semaines qui viennent, y compris au nom de votre comptable. Le niveau de détail n'est plus un gage d'authenticité.
- Faites la liste, en dix lignes, des prestataires qui détiennent des données sur vous et vos salariés : comptable, paie, banque, hébergeur du site, outil de facturation, plateforme de recrutement. Pour chacun, une question : savez-vous comment il vous prévient en cas d'incident ?
- Si des pièces d'identité de salariés circulent dans vos échanges par e-mail, c'est le moment d'arrêter. Un espace de dépôt protégé par mot de passe coûte quelques euros par mois.
Sources : Cyberattaque.org, 30 septembre 2026 · Fiducial, chiffres du groupe · Le Monde Informatique, 30 septembre 2026 · Cyberattaque.org, incident ATEXO revendiqué le 3 octobre 2026
ACTU 03
Bruxelles rouvre le dossier du droit d'auteur face à l'IA, et vous avez jusqu'au 3 novembre
Le 29 septembre 2026, la Commission européenne a ouvert une consultation sur l'effet des technologies — l'IA générative au premier chef — sur le droit d'auteur. Elle se clôt le 3 novembre 2026.
Quatre sujets y sont abordés : l'utilisation de contenus protégés par les systèmes d'IA, la lutte contre le piratage en ligne, notamment celui des événements en direct, la rémunération équitable des artistes et des producteurs, et le droit d'auteur dans la recherche scientifique.
Une précision importante, et c'est une correction par rapport à la façon dont la chose a été relayée : il s'agit d'une consultation ciblée, et non d'une consultation publique. La Commission adresse son questionnaire à une liste de catégories nommées — titulaires de droits et de droits voisins, fournisseurs d'IA générative et autres acteurs de la chaîne de valeur de l'IA, intermédiaires, organismes de gestion collective, organisateurs d'événements sportifs et de spectacles vivants, organismes de recherche, autorités nationales, organisations de consommateurs, organisations non gouvernementales. Les TPE et PME ne figurent pas comme public visé en tant que telles. Le questionnaire en ligne est néanmoins accessible sans invitation ni code.
Autre précision de statut, parce que les trois mots ne veulent pas dire la même chose : rien n'est proposé, rien n'est voté, rien n'est adopté. Une consultation est une collecte d'avis en amont. Elle alimente une éventuelle initiative législative dont ni le contenu ni le calendrier ne sont connus.
Pendant ce temps, sur le front du règlement européen sur l'IA, la semaine n'a rien apporté, et c'est en soi une information. Au 4 octobre 2026, la France n'a toujours ni désigné son autorité de surveillance du marché, ni adopté son régime national de sanctions. Le projet de loi censé le faire, dit « Ddadue », a été adopté par le Sénat le 18 février 2026 et transmis à l'Assemblée nationale le 20 février ; il n'a toujours pas été examiné en séance publique, et il ne figure pas à l'ordre du jour arrêté par la Conférence des présidents jusqu'à la mi-octobre. Les attributions évoquées — la CNIL en chef de file, l'Arcom, l'ACPR, la DGCCRF — sont à ce jour proposées, pas en vigueur.
Si vous produisez du contenu — photographies, textes, illustrations, plans, musique, vidéos — vous êtes titulaire de droits. Et les titulaires de droits sont, eux, un public expressément visé par cette consultation. C'est donc une fenêtre réelle pour un artisan photographe, un graphiste indépendant ou une agence de communication, même petite : les règles qui décideront si vos images peuvent servir à entraîner un modèle sans votre accord sont en train d'être pensées, et le prix d'entrée pour donner son avis est d'une heure de votre temps.
Les grandes fédérations et les grands ayants droit répondront, c'est certain. Les très petites structures, presque jamais — par méconnaissance, souvent, et parce que les consultations européennes sont rédigées dans une langue qui n'invite pas. Le résultat est connu d'avance : les règles seront calibrées sur les problèmes de ceux qui se sont exprimés.
Sur le volet français du règlement sur l'IA, maintenant, et pour éviter un contresens que nous lisons souvent. L'absence d'autorité désignée ne suspend aucune de vos obligations. Le règlement européen s'applique directement, sans avoir besoin d'une loi française. Ce qui manque, c'est le dispositif de contrôle et de sanction en France : la règle existe, le gendarme n'est pas nommé. Ce n'est pas une tolérance, c'est un retard.
Rappelons la distinction qui décide de tout. Le règlement sépare le fournisseur, qui développe et met sur le marché un système d'IA, et le déployeur, qui l'utilise. Une entreprise française de 1 à 50 personnes est presque toujours déployeur. Les obligations de transparence des articles 50(3) et 50(4) pèsent sur le déployeur, et elles sont applicables depuis le 2 août 2026, sans aucune période de transition. En pratique : informer les personnes quand un système d'IA analyse leurs émotions ou leurs données biométriques, et signaler les contenus manipulés — hypertrucages — ainsi que les textes d'information au public générés par IA.
Quant au 2 décembre 2026, qui revient souvent dans la presse, il faut lire ce qu'il recouvre. D'une part, c'est la fin d'une transition de quatre mois accordée aux fournisseurs d'outils génératifs mis sur le marché avant le 2 août 2026, et pour le seul marquage lisible par machine de l'article 50(2). Ce délai n'est pas le vôtre. D'autre part, c'est l'entrée en application de deux nouvelles interdictions de l'article 5 : les hypertrucages à caractère sexuel non consentis et les contenus d'abus sexuel d'enfants, y compris lorsqu'aucune personne réelle n'est représentée. Celles-là s'appliquent à tout le monde.
- Si votre métier produit des images, des textes ou de la musique : prenez une heure avant le 3 novembre 2026 pour répondre au questionnaire. Même partiellement. Vous êtes titulaire de droits, donc dans le périmètre.
- Profitez-en pour mettre à jour vos conditions de cession de droits avec vos clients. La question « mes livrables peuvent-ils servir à entraîner un modèle ? » doit avoir une réponse écrite dans vos devis.
- N'attendez pas la loi française pour vous mettre en conformité sur la transparence. Les articles 50(3) et 50(4) s'appliquent déjà et vous concernent comme utilisateur d'outils d'IA.
- Concrètement, cela se règle avec trois phrases : une mention sur les pages de votre site dont le texte a été rédigé ou réécrit par IA, une information en début de réunion si un outil prend les notes, une mention claire sur les visuels générés que vous publiez.
- Ne reportez rien au 2 décembre en vous croyant couvert par la période de transition : elle est réservée aux fournisseurs d'outils, pas à leurs utilisateurs.
Sources : Commission européenne, 29 septembre 2026 · Questionnaire de la consultation ciblée · Règlement (UE) 2026/1744 du 8 juillet 2026 · Dossier législatif Ddadue, Assemblée nationale
ACTU 04
La semaine des agents autonomes : vous ne pouvez pas les utiliser, et ce n'est pas grave
Deux lancements le même jour, le 29 septembre 2026, et ils vont dans la même direction : l'IA ne répond plus, elle agit.
OpenAI a présenté lors de sa conférence développeurs des agents permanents nommés « dots » : des assistants qui tournent en continu sur des machines distantes et exécutent des tâches sans qu'on leur reparle. La presse spécialisée indique une connexion à plus de 4 000 applications — ce chiffre ne figure pas dans les notes de version d'OpenAI, nous le citons donc avec cette réserve. Point décisif : les notes de version précisent que le déploiement concerne les utilisateurs éligibles des formules Pro et Business Premium, âgés de 18 ans et plus, et que « l'accès Pro exclut l'Espace économique européen, la Suisse et le Royaume-Uni au lancement ». L'exclusion vise donc le plan Pro ; la formule Business Premium est, elle, disponible dans toutes les régions prises en charge.
Le même jour, Meta a lancé « Muse for Small Business », un agent conçu pour les petites entreprises et connecté à 24 outils du quotidien, dont Shopify, Intuit QuickBooks, Stripe, Slack, Zoom, Canva, Notion, Asana et Dropbox, plus les comptes professionnels Facebook et Instagram. Sur le papier, c'est l'annonce la mieux taillée de la semaine pour une TPE : analyse des ventes, priorisation des e-mails et de l'agenda, rédaction de campagnes. Meta écrit que « rien n'est publié, envoyé ou dépensé sans votre accord », annonce le produit comme gratuit pour l'essentiel des besoins avec des abonnements optionnels dont aucun montant n'est publié — et le réserve aux États-Unis et au Canada. Il n'est pas disponible en France. Dans la même foulée, Zoom a annoncé fin septembre rendre ses comptes rendus de réunion consultables depuis Muse.
Et puis il y a le contrepoint, publié le 3 octobre 2026 sous l'organisation Microsoft sur le blog de Hugging Face. Le banc d'essai ThinkingBox a soumis 18 modèles à 507 tâches de processus métier, chacune exécutée 20 fois — ce qui est tout l'intérêt de la méthode. Résultat le plus parlant : le modèle Kimi-K3 résout 93,89 % des tâches au moins une fois sur vingt tentatives, mais seulement 68 tâches sur 507, soit 13,41 %, réussissent les vingt fois. Et 79,9 % des échecs viennent du maniement des outils, non du raisonnement — l'agent se trompe en appelant le logiciel, pas en réfléchissant.
Dernier chiffre de la semaine, du Boston Consulting Group, publié le 30 septembre, sur 1 330 dirigeants et cadres dirigeants : 42 % prévoient de confier à des agents IA un véritable pouvoir de décision d'ici 2030, et 5 % seulement estiment disposer des contrôles et garde-fous adéquats. Deux autres chiffres de la même étude : les dépenses d'IA atteignent 3,3 % du chiffre d'affaires, contre 1,7 % fin 2025, et plus de 80 % d'entre elles se font hors budget informatique.
Commençons par la bonne nouvelle, qui n'en a pas l'air. Les deux produits les plus prometteurs de la semaine vous sont inaccessibles, et vous ne perdez rien à attendre. Ce décalage européen est agaçant, il est réel, et il a un effet secondaire utile : il vous offre quelques mois d'observation gratuite pendant que d'autres essuient les plâtres.
Car le chiffre de ThinkingBox est le plus important de cette édition, et il mérite d'être traduit. Un agent qui réussit une tâche une fois sur vingt tentatives vous fera une démonstration parfaite. Un agent qui la réussit vingt fois sur vingt peut entrer dans un processus. Entre les deux, il y a tout l'écart entre « ça marche » et « on peut compter dessus » — et l'écart mesuré ici est de 93,89 % à 13,41 %. C'est exactement le piège dans lequel tombe une entreprise qui automatise sa facturation ou ses commandes après une démonstration réussie.
Le détail des échecs est encore plus parlant. Quatre échecs sur cinq ne viennent pas d'un défaut d'intelligence mais d'un défaut de plomberie : le mauvais champ rempli, l'appel au logiciel mal formé, l'action lancée deux fois. Ce sont des erreurs silencieuses. Un agent qui raisonne mal produit une réponse visiblement absurde. Un agent qui manie mal un outil produit un enregistrement en base de données qui a l'air normal et qui est faux. Vous le découvrez trois mois plus tard.
D'où la valeur de la phrase de Meta — « rien n'est publié, envoyé ou dépensé sans votre accord ». Ce n'est pas une formule marketing, c'est la seule architecture défendable aujourd'hui pour une petite entreprise : l'agent prépare, un humain valide, et le point de validation se situe juste avant l'action irréversible. Envoyer un e-mail à un client, émettre une facture, passer une commande, publier une offre d'emploi : à chacun de ces endroits, une main humaine.
Le contraste du BCG dit la même chose à l'échelle des grandes entreprises : quarante-deux pour cent veulent déléguer des décisions, cinq pour cent se sentent équipés pour l'encadrer. Et le fait que quatre cinquièmes des dépenses d'IA se fassent hors budget informatique n'est pas un détail d'organisation — cela veut dire que ces outils arrivent sans passer par qui que ce soit chargé de vérifier ce qu'ils font. Dans une entreprise de dix personnes, ce « hors budget informatique » porte un autre nom : c'est la carte bancaire du dirigeant.
- Avant d'automatiser une tâche avec un agent, faites-la tourner vingt fois sur des cas réels et comptez les échecs. Si ce n'est pas vingt sur vingt, l'automatisation n'est pas prête — elle est démontrable, ce qui n'est pas la même chose.
- Placez systématiquement une validation humaine juste avant l'action irréversible : envoi d'un message à un client, émission d'une facture, paiement, publication. L'agent propose, vous confirmez.
- Surveillez les erreurs silencieuses plutôt que les plantages. Un rapprochement hebdomadaire de ce que l'outil a écrit dans vos données vaut mieux qu'une alerte que personne n'a configurée.
- Si vous lisez un article enthousiaste sur les « dots » d'OpenAI ou sur Muse de Meta : vérifiez la disponibilité avant de vous projeter. Les dots excluent l'Espace économique européen sur la formule Pro, et Muse for Small Business n'existe qu'aux États-Unis et au Canada.
- Faites la liste des abonnements d'IA payés sur une carte bancaire personnelle ou sans passage par la comptabilité. Chez les grands, c'est 80 % des dépenses ; chez vous, c'est probablement 100 %.
Sources : Notes de version ChatGPT, 29 septembre 2026 · Meta, 29 septembre 2026 · Banc d'essai ThinkingBox, 3 octobre 2026 · Boston Consulting Group, Applied AI Index, 30 septembre 2026
ACTU 05
Google remplace les Gems par des « skills », et annonce leur date de péremption
Le 30 septembre 2026, Google a annoncé que les « Gems » sont remplacés par des « skills » dans l'application Gemini et dans Google Workspace.
Pour ceux qui ne s'en servent pas : un Gem est un assistant que l'on configure une fois — « tu réponds aux demandes de devis dans ce ton, avec ces tarifs, et tu signes comme ceci » — pour le réutiliser ensuite sans tout réexpliquer. Beaucoup de petites entreprises en ont créé deux ou trois et s'en servent tous les jours. Les « skills » sont la même idée sous une autre forme : des instructions personnalisées réutilisables, mais utilisables dans un fil de conversation ordinaire plutôt que dans un assistant séparé.
Le calendrier publié par Google, et il faut le lire en entier. Déploiement dans Google Workspace à partir du 5 octobre 2026 pour les domaines en publication rapide, avec achèvement attendu le 12 octobre — mais seulement à partir du 19 octobre 2026 pour les domaines en publication programmée, qui sont le cas le plus courant dans les petites entreprises, avec un achèvement attendu à la mi-novembre. Déploiement dans l'application Gemini à partir du 13 octobre 2026, également jusqu'à la mi-novembre. Les Gems seront déplacés dans le panneau des paramètres le 17 novembre 2026. Et ils ne pourront plus être créés, modifiés ni utilisés au plus tôt le 1er mars 2027 pour les clients professionnels et entreprises, au plus tôt le 1er juin 2027 pour l'éducation.
Insistons sur « au plus tôt ». Google écrit « no sooner than », ce qui veut dire que ces dates sont des planchers susceptibles d'être repoussés, pas des échéances fermes. Nous préférons le dire plutôt que de vous annoncer un couperet qui pourrait glisser.
Éditions concernées, telles que listées par Google : Business Starter, Standard et Plus ; Enterprise Starter, Standard et Plus ; le module Google AI Pro for Education ; et le module AI Expanded Access. Les skills dans Workspace sont réservés aux utilisateurs de plus de 18 ans, alors que les skills dans l'application Gemini sont ouverts à tous les âges. Sur la disponibilité en France, Google ne dit rien : aucune restriction pour l'Espace économique européen n'est mentionnée, ce qui n'équivaut pas à une garantie.
Ce n'est pas l'actualité la plus impressionnante de la semaine, c'est celle qui a le plus de chances de vous coûter quelque chose si vous l'ignorez. Les Gems sont l'une des rares fonctions d'IA que de petites entreprises ont réellement configurées elles-mêmes, avec du temps passé à écrire des instructions, à les ajuster, à y mettre leurs tarifs et leur ton. Ce travail n'est écrit nulle part ailleurs.
Or une migration annoncée dix-sept mois à l'avance est exactement le genre d'échéance que personne ne traite. On la lit, on se dit qu'on a le temps, et on la retrouve le jour où l'assistant ne répond plus. La parade tient en dix minutes : copier le texte des instructions dans un document ordinaire. Un fichier texte ne dépend du calendrier d'aucun éditeur.
Il y a un second enseignement, plus large, et c'est le vrai sujet. Vous venez de voir un éditeur supprimer une fonction sur laquelle des entreprises avaient investi du temps, en la remplaçant par autre chose. Ce n'est ni scandaleux ni rare — c'est le fonctionnement normal du logiciel en abonnement, et c'est arrivé cette année à des fonctions de Copilot, à des modèles d'OpenAI retirés du catalogue, à des services entiers. La leçon de gestion est simple : ce que vous paramétrez dans l'outil d'un éditeur ne vous appartient pas. Ce qui vous appartient, c'est le texte de vos procédures, la liste de vos tarifs, le ton de vos réponses. Gardez-les chez vous, et l'outil devient remplaçable.
Une remarque sur le changement lui-même, puisqu'il faut aussi le juger. Passer d'un assistant séparé à une instruction mobilisable dans une conversation ordinaire est plutôt une amélioration : moins de va-et-vient, moins de doublons. Mais un Gem et un skill ne sont pas strictement équivalents, et nous n'avons pas trouvé chez Google d'outil de reprise automatique du contenu des Gems existants. Comptez une reprise manuelle.
- Si vous utilisez des Gems : ouvrez-les cette semaine et copiez le texte de leurs instructions dans un document, un par page. C'est la seule action vraiment urgente, et elle prend dix minutes.
- Faites le tri à cette occasion. La plupart des entreprises ont créé cinq Gems et en utilisent deux. Ne migrez que ceux qui servent.
- Ne cherchez pas les skills avant le 19 octobre si votre domaine Workspace est en publication programmée, ce qui est le cas le plus fréquent. Leur absence n'est pas un problème de configuration.
- Notez le 17 novembre dans votre agenda : c'est la date à laquelle les Gems changent de place dans l'application. Les retrouver dans les paramètres évite une demi-heure perdue.
- Appliquez le principe au reste de vos outils : tout ce que vous avez paramétré dans un logiciel en abonnement — modèles de courrier, scénarios d'automatisation, grilles de tarifs — doit exister aussi dans un document que vous détenez.
Sources : Google Workspace Updates, 30 septembre 2026 · Récapitulatif hebdomadaire Google Workspace, 2 octobre 2026
Aussi cette semaine, en bref
- Trois faux sites français en une semaine, tous adossés au numéro d'une vraie entreprise. Le bulletin Signal-Arnaques du 1er octobre 2026 signale le site jfk-classic-car.net, qui affiche le numéro SIRET 85331921800014 d'un garage réel de Mittelwihr, dans le Haut-Rhin, tout en revendiquant plus de sept ans d'activité alors que son nom de domaine a été enregistré le 20 avril 2026 ; et une fausse annonce de location rue Saint-Séverin à Paris utilisant le SIREN 808643761 d'un cabinet de gestion locative réel. Le bulletin du 3 octobre ajoute le site gfcema.fr, qui exploite le SIREN 803 566 975 d'une société réelle de Lardy, dans l'Essonne, avec un nom de domaine déposé le 15 août 2026 et un paiement par virement uniquement. Le mécanisme est toujours le même : votre numéro d'entreprise est public, et il sert de caution à une vitrine qui n'est pas la vôtre. Le réflexe utile, une fois par trimestre : chercher son propre SIRET, son nom commercial et deux ou trois variantes de son nom de domaine. Aucune de ces quatre éditions du bulletin — 28 septembre, 1er, 2 et 3 octobre — ne mentionne d'intelligence artificielle ni d'hypertrucage. Bulletin du 1er octobre · Bulletin du 3 octobre
- Faille critique de FortiMail exploitée, et au 2 octobre le correctif n'était pas encore sorti. Fortinet a signalé une vulnérabilité d'écriture de fichiers sans authentification dans sa passerelle de messagerie FortiMail, référencée CVE-2026-104286, de score CVSS 9,8 selon l'avis de Fortinet, déjà exploitée en attaque. Versions concernées : 8.0.0 à 8.0.1, 7.6.0 à 7.6.6, 7.4.0 à 7.4.8 et 7.2.0 à 7.2.9. Le CERT-FR a publié l'avis CERTFR-2026-AVI-1257 le 2 octobre 2026, et il qualifie les versions correctives 7.4.9, 7.6.7 et 8.0.2 d'upcoming — à venir. En clair : au 2 octobre, il n'y avait rien à installer, seulement des contournements, désactiver la fonction de messagerie chiffrée dite IBE et restreindre l'accès à l'interface d'administration ; la branche 7.2 doit migrer en 7.4 ou au-delà. Si vous avez une passerelle Fortinet, la question à poser à votre infogéreur est « qu'avez-vous fait cette semaine sur FortiMail ». Le même jour, le CERT-FR a publié deux autres avis qui concernent tout le monde : multiples vulnérabilités dans Apache HTTP Server (CERTFR-2026-AVI-1248, versions antérieures à 2.4.69) et dans Microsoft Edge (CERTFR-2026-AVI-1251). Avis FortiMail · Avis Apache
- Troisième vague de baisse de prix en dix jours, et un modèle annoncé que personne ne peut utiliser. Le 28 septembre, Anthropic a publié Claude Sonnet 5.5 à 2 dollars américains par million de tokens en entrée et 10 dollars américains en sortie, soit le tarif de la version précédente, en annonçant une génération plus de 30 % plus rapide et un coût par tâche jusqu'à 30 % inférieur — la baisse vient de la consommation, pas du tarif affiché. Le 29 septembre, OpenAI a publié GPT-6.1 Sol aux mêmes 2 et 10 dollars américains par million de tokens. Le 30 septembre, Google a annoncé Gemini 4 Argon à 2 et 10 dollars américains par million en tarif d'introduction, puis 4 et 20 dollars américains, avec une limite de sortie portée à un million de tokens — mais le modèle est réservé pour l'instant à un cercle restreint de spécialistes de cybersécurité via le programme Fairwind de Google, l'ouverture étant annoncée d'abord aux clients payants de l'interface développeur et aux abonnés Google AI Ultra, sans date. Pour une TPE, la conclusion est la même que les semaines précédentes : si un prestataire a développé un outil branché sur l'IA, son coût mensuel vient encore de baisser, et il suffit de changer un nom de modèle dans la configuration. OpenAI, 29 septembre 2026 · Google, 30 septembre 2026
- Microsoft fait payer Copilot à l'usage par défaut — mais pas en France, et il y a une remise à demander. Le 1er octobre 2026, Microsoft a annoncé que la facturation à l'usage devient active par défaut pour toute nouvelle licence Microsoft 365 Copilot Business achetée via un partenaire revendeur, avec effet au 1er décembre 2026, et un plafond de dépense par défaut de 4 000 crédits par utilisateur et par mois, ajustable par l'administrateur. Onze pays sont explicitement exclus au démarrage, et la France en fait partie, aux côtés de l'Australie, la Belgique, le Brésil, l'Allemagne, l'Inde, l'Italie, la Corée, les Pays-Bas, la Pologne et l'Espagne. À surveiller pour la suite, mais rien à faire aujourd'hui. Dans la même annonce, un point directement actionnable : une remise promotionnelle de 7,5 % sur Microsoft Defender Suite for Business Premium et Microsoft Purview Suite for Business Premium, pour les clients de moins de 300 sièges, à compter du 1er octobre. Aucune date de fin n'est publiée. Si vous êtes en Business Premium, demandez-la à votre revendeur. Annonces Microsoft Partner Center, octobre 2026
- ChatGPT scanne enfin plusieurs pages en un seul PDF. Depuis le 1er octobre 2026, l'appareil photo de ChatGPT permet de photographier plusieurs pages à la suite et les assemble automatiquement en un fichier PDF unique, prêt à joindre à la conversation. Déploiement sur iOS. C'est la plus petite nouveauté de la semaine et probablement la plus utile au quotidien pour un artisan ou un indépendant : un devis de trois pages, un relevé, un constat, un dossier de chantier deviennent un seul document sans passer par une application de numérisation séparée. Rappel d'usage : ce qui part dans un outil d'IA grand public en sort rarement, donc on ne numérise pas de cette façon une pièce d'identité, un bulletin de paie ou un document médical. Notes de version ChatGPT
À faire cette semaine
Trois actions concrètes, tirées de ce qui précède. Comptez une demi-journée au total.
- Activez l'authentification à deux facteurs partout, aujourd'hui. Messagerie, banque, hébergement du site, outil de comptabilité, espace client de votre expert-comptable. C'est gratuit, cela prend une demi-heure, et seules 39 % des entreprises françaises l'ont fait alors que 39 % ont subi un incident de sécurité dans l'année. Dans la même session, écrivez la liste des prestataires qui détiennent vos données — comptable, paie, hébergeur, outil de facturation — et pour chacun, notez comment il vous prévient en cas d'incident. Trois cas cette semaine, Fiducial, ATEXO et un prestataire de Carrefour, ont montré que la fuite arrive par là.
- Sauvegardez vos Gems avant de les perdre. Si vous avez configuré des assistants dans Gemini, ouvrez-les et copiez le texte de leurs instructions dans un simple document, un par page. Dix minutes. Les Gems ne seront plus utilisables au plus tôt le 1er mars 2027, et aucune reprise automatique n'est annoncée. Puis étendez le principe : tout ce que vous avez paramétré dans un logiciel en abonnement — modèles de courrier, scénarios d'automatisation, grilles de tarifs — doit exister aussi dans un document que vous détenez.
- Mettez une main humaine devant chaque action irréversible. Avant d'automatiser quoi que ce soit avec un outil d'IA, faites tourner la même tâche vingt fois sur des cas réels et comptez les échecs : le banc d'essai publié vendredi montre un modèle qui résout 93,89 % des tâches au moins une fois mais seulement 13,41 % à chaque tentative, et quatre échecs sur cinq viennent du maniement des outils, pas du raisonnement. Donc une règle, écrite : aucun envoi de message à un client, aucune facture émise, aucun paiement, aucune publication sans validation d'une personne. Ajoutez-y la consigne qui vaut pour tous les messages inattendus : aucun changement de coordonnées bancaires sans un appel au numéro que vous avez déjà en base.
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Trente minutes, gratuit, sans engagement. On écoute comment vous travaillez et on vous dit précisément ce qui est automatisable — et ce qui ne l'est pas.
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